En des temps où les cieux étaient moins cléments et les guerriers encore sanguinaires, un homme se forgeait une épée et une destinée à la force du poignet.
Cet homme, aux dieux féroces et innombrables, était souvent précédé par sa réputation et la puanteur qu’il dégageait. En effet, Toxic -c’était son nom- était de ceux que l’eau rebute et que la vilajoize (un raisiné si terrible, qu’à côté le picon-bière c’est du Pommard) culbute. Chevauchant un fier alezan du nom de ses maîtres (Pé et Mu), Toxic ne jurait que par ses dieux antiques et en toc, et parcourait la lande aux mille chevreaux sauvages.
L’épopée de mon Maître commence dans cette contrée aride qu’était le Mâhni, et peuplée de petits indigènes indigestes et indigents, les Mâhniaks. Afin que l’histoire se souvienne de cet être à la fois dévot et de volaille, moi, Kass-Burett, fidèle serviteur à tort de cet immonde humain qui en valait dix, je vais vous conter les aventures :
TOXIC AU MAHNI
En ces temps reculés, les Mâhniaks peuplant le Mâhni avaient pour chefs deux frères : les Bégons. Le premier se prénommait Jône et avait le titre de Râ ; le second, Veire, celui de Bah. Le Bégon Jône et le Bégon Veire, les 2 faisant souvent la paire, n’engendraient pas la mélancolie frénétique, car souvent on les acclamait au cri de : "Râ, Bah… Joie !".
C’est là qu’intervient Toxic, rentrant d’une saison de guerres avec les amazones de
1. cocovar Le 12/04/2008 à 16:35
2. Lilice Le 30/05/2008 à 16:45