Bobo se dit originaire des Alpes de Haute Province. Mais en fait, non.
Bobo est un autodidacte surdiplômé. Son parcours de combattant des idées crasses et de la vérité marrie à tout prix le pousse parfois vers les extrêmes. Qu’importe. Il n’en a cure, c’est son côté vichyste.
Bobo Loyer en dates.
1974 : naissance à Châteauroux. VGE est élu Président. Bobo Loyer est très aimable.
1992 : passe le Bac à l’Ile de Ré. Lionel Jospin démissionne du gouvernement d'Edith Cresson. Aucun rapport.
1993 : première année de Droit. Prend un chemin de traverse.
1994 : première année de Médecine. Fait son Jacques ou l'amour, ne sera jamais médecin pour autant.
1995 : première année de Psycho. Curieusement, Bobo se découvre une passion pour Hitchcock.
1996 : deuxième première année de Psycho. Lit Brett Easton Ellis en américain dans le texte.
1999 : premier emploi jeune aux Dernières Nouvelles de Creuse. Cette année-là, relit trois fois Les Lois de l’attraction.
2001 : monte à Paris. Descend à La Madeleine.
2003 : après trois stages et 52 CDD d'une semaine, devient pigiste à Tévérama. Emménage dans le Xème.
2005 : laisse tomber sa patinette dans la Seine, après s'être vautré comme il faut. Jure, mais plus tard, qu'on ne l'y reprendra plus.
S’abonne à Vélib'.
2006 : premières Interviews de Bobo Loyer. Il débute par un entretien avec sa concierge, Marguerite Dugras. Intitulée "Entretien avec des gens pires", l’interview ne paraîtra jamais.
2008 : année sabbatique. Bobo en profite pour voyager, découvre l’art, la littérature, se dévoile sur la toile, change à Réaumur-Sébastopol.
2008 : assumant parfaitement son statut de journaliste libéral, visite pour la première fois le Musée des Arts Premiers, quai Branly. Subjugué, il déménage dans le XIXème.
2008, un peu plus tard : interviewe à tout va, descend dans la rue, interroge le citoyen, se questionne par ailleurs, s’analyse, fait du vélo, s’occupe de lui, écrit des Kooneries grosses comme lui sur le net…
2008, encore plus tard : parle de lui à la troisième personne, écrit sa bio bio. Pourquoi ne pas écrire ses mémoires ? Opine du chef, pense à Dutronc. Et puis oublie. C’est la vie.
Bobo Loyer, reporter de l'improbable
_____________________________________
Dom - 23 décembre 2008
